Monday, August 21, 2017

L’extraordinaire aventure d’Ernst Zündel

L’un de mes correspondants, Richard Devesa, me fait justement observer que, si un lecteur français désire avoir une vue, dans son ensemble et dans ses détails, de l’aventure révisionniste d’Ernst Zündel, il lui convient de lire un ouvrage de l’Américain Michael Hoffman intitulé en français Le Grand Procès de l’Holocauste ou L’Extraordinaire Aventure d’Ernst Zündel *. Il s’agit de la traduction de la 4e édition qui a eu pour titre The Great Holocaust Trial. The Landmark Battle for the Right to Doubt the West’s Most Sacred Relic (« Le grand procès de l’Holocauste. La bataille qui a fait date pour le droit de mettre en doute la relique la plus sacrée de l’Occident »). Sous son apparence non dénuée d’emphase, le titre correspond à la réalité telle qu’elle est notamment apparue d’abord en 1985, puis en 1988, lors des deux principaux procès intentés à Toronto à un révisionniste de tout premier plan, Ernst Zündel. Ainsi que j’ai eu l’occasion de l’écrire, ces deux procès, l’un de sept semaines et l’autre de plus de quatre mois, ont été un triomphe pour le révisionnisme et un désastre pour la partie adverse. En témoignent, à elles seules, ces transcriptions littérales des débats, telles que les exige le droit anglo-saxon, et qui sont si différentes des indigentes « notes d’audience » dont se contente le plus souvent la justice française, laquelle expédie volontiers en une demi-journée des procès où, avec un bel aplomb, elle se fait parfois juge de l’histoire.
A ceux qui voudraient trouver dans cet ouvrage un écrit d’Ernst Zündel lui-même, je conseille la lecture de l’Annexe III (p. 288-308). 
21 août 2017
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La Sfinge, Rome, 2016, 336 pages, 20 euros (+ 5 euros de port), à commander aux Editions Akribeia (Jean Plantin), 45/3 route de Vourles, 69230 SAINT GENIS-LAVAL (plantin-akri@laposte.net). Dans l’index des noms de personnes il convient, sous mon propre nom, d’ajouter mention des pages 101, 304 et 318.

Monday, August 14, 2017

"Le Monde", journal oblique, annonce la mort d’Ernst Zündel



Dans sa livraison datée du samedi 12 août, en page 16, Le Monde publie sur deux colonnes un long article signé de Thomas Wieder, un journaliste dont la dévotion au culte de la Shoah est connue. Intitulé « Ernst Zündel, Editeur négationniste », l’article s’orne d’une photographie du défunt, disparu le 5 août. Le ton de l’article nous est donné par les deux premières phrases :

Le négationniste français Robert Faurisson lui donnait du « cher ami », le considérait comme une « source d’inspiration », et disait qu’il était « l’homme qu’il admirait le plus ». L’éditeur et pamphlétaire allemand Ernst Zündel, plusieurs fois condamné pour propagande antisémite et négationniste, est mort, samedi 5 août, à Bade [sic] Wildbad dans le Bade-Wurtemberg où il était né il y a 78 ans.

D’une pierre, deux coups : Zündel et Faurisson n’étaient, on le voit, que des « négationnistes ». Ils niaient. Entendons par là qu’ils ont, paraît-il, consacré leur existence à nier l’évidence. L’évidence de quoi ? Suivez les regards de Louis Dreyfus, de Jérôme Fenoglio et de Luc Bronner qui président actuellement aux destinées du Monde. Leur journal ne sait comment réparer la « bourde monumentale » qu’il a commise en 1978. Le 29 décembre 1978 a été, comme ils le disent, « Le jour où Le Monde a publié la tribune de M. Faurisson [sur « le problème des chambres à gaz] » (article d’Ariane Chemin dans Le Monde du 20 août 2012, reproduit dans l’ouvrage Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, 496 p. ; p. 469-470).
Tout au long de l’article de T. Wieder, Zündel est décrit, directement ou à mots couverts, comme un pamphlétaire, un propagandiste, un nazi inconditionnel, un « assassin de la mémoire [juive] », un pervers, un provocateur, un lâche. Dès 1958, il avait émigré au Canada « pour éviter d’être appelé sous les drapeaux » en RFA. A Toronto, à ses deux grands procès de 1985 et de 1988, il n’avait pas hésité « à se présenter au tribunal vêtu d’un gilet pare-balles et coiffé d’un casque sur lequel était écrit “liberté d’expression” ». Au procès de 1985, le « négationniste » Faurisson avait figuré au nombre de ses « témoins ».
En réalité, si mon ami Ernst avait émigré au Canada à l’âge de 20 ans, ce n’était nullement par lâcheté mais par dégoût de la guerre et de la chose militaire. A cet âge, il accordait encore plein crédit à ce qui se colportait sur les « horreurs nazies » et sur le passé essentiellement militariste et criminel de sa patrie. Il en était devenu pacifiste et allait le rester toute sa vie. Au Canada, la conscription n’existait pas ; d’où son choix de ce pays. Par la suite, il a lu, beaucoup lu et, en fin de compte, il a cru devoir donner raison à des auteurs révisionnistes. Il s’est alors indigné de ce que, durant les deux guerres mondiales, la propagande de guerre avait pu inventer de mensonges sur le compte des « Boches » ou des « Nazis ». S’il s’est rendu à son premier grand procès avec un casque (précisons : de chantier !) et s’il a demandé à ses compagnons d’en faire autant, c’est en raison des multiples agressions ou attentats perpétrés par l’adversaire soit à force ouverte, soit en se dissimulant. La plupart du temps, comme en France, la police ou les gardes en fonction se refusaient à protéger des « Nazis » (sic). De ce point de vue, l’existence d’Ernst Zündel a été un calvaire. Un incendie criminel a dévasté sa maison ainsi que toute une partie de la riche documentation nécessaire à sa défense. Un engin explosif lui a été adressé qu’il a eu l’idée de remettre à la police, laquelle l’a fait exploser. Ai-je été son « témoin » ? Non, devant les tribunaux, j’ai été l’expert admis à seconder son avocat, l’admirable Douglas Christie. En droit anglais, pour être désigné comme expert, il est indispensable de passer une redoutable épreuve face au juge, au jury, au procureur et à la partie adverse qui peut toujours intervenir : il faut être en mesure de prouver non seulement que l’on connaît son affaire (ici, l’histoire des juifs européens, en particulier de 1939 à 1945), mais aussi qu’on est capable de s’exprimer dans une langue accessible au plus simple des membres du jury. Ces deux procès, en 1985 de sept semaines et, en 1988, de plus de quatre mois ont été un triomphe pour la cause révisionniste et un désastre pour la cause des adversaires d’Ernst Zündel. Les transcriptions officielles des deux procès en attestent. En 1985, pour sa part, le plus grand des historiens soutenant la thèse de la « destruction des juifs d’Europe », le professeur Raul Hilberg, en a subi une telle humiliation qu’il a refusé de comparaître à nouveau au procès de 1988, lequel s’est révélé encore pire pour la thèse défendue par les responsables des organisations juives (L’« Holocauste » des juifs européens a-t-il vraiment existé ? Préface au livre de Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die ? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel – 1988, 24 juillet 1992).
Tout comme moi, E. Zündel avait du respect pour les véritables souffrances du peuple juif. D’une remarquable ouverture d’esprit et d’une grande pénétration, il savait s’y prendre pour juger chaque individu en tant que tel indépendamment du groupe auquel ce dernier pouvait appartenir. Ses ennemis, prodigieusement plus riches et puissants qu’il ne l’était lui-même, étaient ces organisations juives ou sionistes qui prétendaient défendre les intérêts des juifs en menant contre les révisionnistes une guerre sans merci. D’une part, il ne manquait pas d’amis juifs et, d’autre part, il n’oubliait pas que certains de ses adversaires pouvaient être de bonne foi. Prenant, par exemple, leur croyance en ce chiffre de Six Millions de victimes juives de Hitler, il observait que, depuis la seconde moitié du XIXe siècle (oui, depuis les années 1860 !), des journaux américains, le New York Times en tête, avaient publié à foison des communiqués d’organisations juives affirmant : « En ce moment, il se produit en tel point d’Europe [en Russie, en Pologne, en Hongrie, etc.] un affreux massacre ou pogrom de juifs. Six millions de nos frères sont en train de mourir ; votre contribution financière est attendue ». Quand, en 1933, Hitler est entré en scène et quand « la Judée lui a déclaré la guerre » (« Judea declares war on Germany ») et encore plus à partir de septembre 1939, les tambours de guerre ont repris le slogan. A ce compte, comment s’étonner que des millions de juifs d’alors, habitués depuis tant de générations à s’entendre répéter « Six millions de nos frères sont en train de mourir », aient pu croire que telle était la vérité ? Or, il s’agissait d’un froid mensonge. En 1946, au procès de Nuremberg, les juges, ajoutant leur propre contribution à ce mensonge, ont attribué l’invention de ce mensonge à Adolf Eichmann en personne (L’imposture des 6 000 000 : source et histoire d’une mirobolante arnaque, 18 juin 2009).
J’ai bien connu Ernst Zündel. La veille du jour où il allait mourir, il se trouve que je lui ai téléphoné. Au cours d’une longue conversation, où il m’a fait quelques confidences que je révélerai peut-être un jour, j’ai découvert un homme brisé, désespéré par la décision inexorable d’un haut fonctionnaire juif à Washington de lui interdire tout accès au territoire américain et donc toute possibilité de retour au foyer de son épouse, elle-même gravement souffrante. J’ai d’abord accueilli la nouvelle de sa mort avec soulagement. Le surlendemain, j’ai songé à l’ami perdu et à ses tortionnaires ainsi qu’à ces deux années d’enfermement aux conditions abominables dans une geôle de Toronto, puis à sa livraison aux autorités allemandes, à sa condamnation, à Mannheim, à une peine supplémentaire de cinq ans de prison. Je me suis remémoré cent détails de mes rencontres avec un homme exceptionnel par sa bonté, son humanité, son intelligence, son attention de tous les instants à l’égard de ses compagnons de lutte, son bon sens, son sérieux, sa modération, son sens pratique.
Récemment, dans un hommage rendu à l’homme qui, sans que personne ne le sache, était au seuil de la mort, j’en suis venu à écrire que, tout au long d’une existence éprouvante, j’avais quand même eu dans ma vie la satisfaction de rencontrer au moins un génie, Arthur Robert Butz, et au moins un héros, Ernst Zündel, un héros pacifique, décidé pour toujours à combattre le bellicisme, la guerre et ses mensonges.
Pour l’heure, je demande qu’on veuille bien me permettre de m’en tenir là, du moins à ce jour. Il me faut reprendre d’urgence ma place sur la galère révisionniste, aux côtés d’autres galériens tout aussi résolus à ramer dans la tempête jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il me faut prendre exemple sur ce héros qui, même brisé, persistait à signer ses lettres d’un « E. Zündel, unbowed » (insoumis).  
14 août 2017
NB : A ceux qui lisent l’anglais je recommande la lecture d’un long article de Jonas E. Alexis, un chroniqueur, un noir, du site américain Veterans Today, en date du 7 août. Les commentaires sont également à lire. 

"Le Monde", pseudo-objektive Zeitung, verkündet die Nachricht des Todes von Ernst Zündel


In seiner Ausgabe vom Samstag, den 12. August, Seite 16, veröffentlicht der Le Monde auf zwei Spalten einen langen Artikel, gezeichnet von einem Thomas Wieder, einem Journalisten, dessen Hingabe an den Kult der Schoah hinlänglich bekannt ist. Betitelt „Ernst Zündel, Holocaust-leugnender Verleger“, schmückt sich der Artikel einer Photographie des Verstorbenen, verschieden am 5. August. Der Ton des Artikels wird uns in den beiden ersten Sätzen vorgegeben:

Der französische Holocaust-Leugner Robert Faurisson nannte ihn „lieber Freund“, betrachtete ihn als eine „Quelle der Inspiration“, und sagte, er sei „der Mann, den er am meisten bewunderte“. Der deutsche Verleger und Pamphleten-Herausgeber Ernst Zündel, mehrmals wegen antisemitischer und Holocaust-leugnender Propaganda verurteilt, ist am Samstag, den 5. August, in Bade [sic] Wildbad in Baden-Württemberg gestorben, wo er vor 78 Jahren geboren worden war.  

Mit einem Stein, zwei Schläge: Zündel und Faurisson waren nur, man sieht es, „Holocaust-Leugner“. Sie leugneten. Wir sollen darunter verstehen, daß sie, so scheint es, ihr Leben lang das Offensichtliche geleugnet haben. Das Offensichtliche wovon? Folgen Sie den Blicken des Louis Dreyfus, des Jérôme Fenoglio und des Luc Bronner, die derzeit die Geschicke des Le Monde lenken. Ihre Zeitung weiß nicht, wie sie den „monumentalen Fehlgriff“ heilen kann, den sie 1978 begangen hatte. Am 29. Dezember 1978 war, wie sie es sagen, „Der Tag, an dem der Le Monde einen Artikel von Herrn Faurisson [über „das Problem der Gaskammer“] veröffentlichte“ (Artikel von Ariane Chemin im Le Monde vom 20. August 2012, wiedergegeben in dem Werk Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, S. 469; Seite 469-470).

Entlang des ganzen Artikels von T. Wieder wird Zündel beschrieben, unmittelbar oder mit verdeckten Worten, als ein Pamphleten-Herausgeber, ein Propagandist, ein unnachgiebiger Nazi, ein „Mörder der [jüdischen] Erinnerung“, ein Perverser, ein Provokateur, ein Feigling. Seit 1958, als er nach Kanada ausgewandert war, „um zu verhindern“, in der BRD „zur Fahne gerufen zu werden“. In Toronto, während seiner zwei großen Prozesse von 1985 und 1988, hatte er nicht gezögert, „sich bei Gericht mit einer kugelsicheren Wester vorzustellen und bestückt mit einem Helm, auf dem geschrieben stand „Meinungsfreiheit““. Im Prozeß von 1985 hatte der „Holocaust-Leugner“ Faurisson als einer der „Zeugen“ teilgenommen.

Tatsächlich, auch wenn mein Freund Ernst im Alter von 20 Jahren nach Kanada ausgewandert war, so bei weitem nicht aus Feigheit, sondern aus Abscheu vor dem Krieg und der militärischen Sache. In diesem Alter glaubte er noch voll daran, was man über die „Nazi-Schrecken“ erzählte und über die im wesentlichen militaristische und verbrecherische Vergangenheit seiner Heimat. Dadurch ist er Pazifist geworden und blieb es sein Leben lang. In Kanada gab es keinen verpflichtenden Militärdienst. Deshalb die Wahl für dieses Land. Später hat er viel gelesen, sehr viel gelesen, und schlußendlich mußte er den revisionistischen Autoren recht geben. Ihn hat es empört, was für Lügen die Kriegspropaganda, während der zwei Weltkriege, den „Boches“ oder den „Nazis“ angedichtet hatte. Er ist zu seinem ersten großen Prozeß mit einem Helm (genau gesagt: einem Bauhelm!) gegangen, und wenn er seine Begleiter gebeten hat, gleiches zu tun, so war das wegen der multiplen Angriffe und Attentate, die durch seine Gegner begangen wurden, sei es mit offener Gewalt oder mit verdeckter. Die meiste Zeit, wie in Frankreich, weigerten sich die Polizei oder die zuständigen Sicherheitskräfte, „Nazis“ (sic) zu beschützen. Aus dieser Sicht war die Existenz von Ernst Zündel ein Martyrium. Ein verbrecherischer Brandanschlag hatte sein Haus verwüstet wie ein großer Teil seiner reichhaltigen für seine Verteidigung nötigen Dokumentation. Ein Sprengstoffkörper, der ihm postalisch zugestellt wurde, hatte er der Polizei übergeben, die es zur Sprengung brachten. War ich sein „Zeuge“? Nein, vor den Gerichten war ich der Experte, der berechtigt war, seinem Anwalt, dem wundervollen Douglas Christie, zur Seite zu stehen. Im englischem Recht, um als Experte benannt werden zu können, ist es zwingend erforderlich, eine gefürchtete Prüfung vor dem Richter, den Geschworenen, dem Staatsanwalt und der gegnerischen Seite, die jederzeit eingreifen kann, zu bestehen. Man muß nicht nur in der Lage sein zu beweisen, daß man sich auf seinem Gebiet auskennt (hier die Geschichte der europäischen Juden, vor allem von 1939 bis 1945), sondern daß man auch in der Lage ist, sich in einer verständlichen Sprache auszudrücken, die selbst den einfachsten Mitgliedern der Geschworenen zugänglich ist. Diese beiden Prozesse, 1985 von einer Dauer von sieben Wochen, und 1988 mit einer von mehr als vier Monaten, waren ein Triumph für die revisionistische Sache und ein Desaster für die Sache der Gegner von Ernst Zündel. Die offiziellen Mitschriften der beiden Prozesse bezeugen davon. 1985 hat, auf seiner Seite, der größte der Historiker, der die These der „Vernichtung der europäischen Juden“ vertritt, Prof. Raul Hilberg, eine dermaßen große Erniedrigung erlitten, daß er sich geweigert hat, beim neuen Prozeß 1988 zu erscheinen, der sich für die von den Verantwortlichen der jüdischen Vereinigungen vertretenen These als noch schlimmer erweisen sollte: Hat es den „Holocaust“ der europäischen Juden wirklich gegeben? (siehe mein Vorwort zum Buch von Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel – 1988 [„Starben wirklich sechs Millionen? Bericht der Beweislage im kanadischen „Falsche Nachrichten“-Prozeß von Ernst Zündel – 1988“], 24. Juli 1992).

Genauso wie ich hatte Ernst Zündel Respekt vor den wirklichen Leiden des jüdischen Volkes. Dank einer bemerkenswerten Offenheit und einer großen Durchdringung seines Geistes wußte er damit umzugehen, um jeden Einzelnen an sich zu bewerten, unabhängig der Gruppe, die dieser angehören konnte. Seine Gegner, bei weitem viel reicher und mächtiger als er es war, waren diese jüdischen oder zionistischen Vereinigungen, die behaupteten, das Interesse der Juden zu verteidigen, indem sie einen gnadenlosen Krieg gegen die Revisionisten führten. Auf der einen Seite mangelte es ihm nicht an jüdischen Freunden, auf der anderen Seite vergaß er nicht, daß einige seiner Gegner im guten Glauben handeln konnten. Um als Beispiel deren Glauben von der Zahl der Sechs Millionen jüdischer Opfer Hitlers zu nehmen, bemerkte er, daß seit der Mitte des 19. Jahrhunderts (ja, seit den 1860er Jahren!) US-amerikanische Zeitungen, mit der New York Times an der Spitze, tonnenweise Berichte von jüdischen Vereinigungen veröffentlicht hatten, die behaupteten: „In diesem Augenblick geschieht an diesem Ort in Europa [in Rußland, in Polen, in Ungarn, usw.] ein schreckliches Massaker oder ein Judenpogrom. Sechs Millionen unserer Brüder sterben. Ihre finanzielle Unterstützung wird erwartet.“ Als Hitler, 1933, auf die Bühne getreten ist und „Judäa ihm den Krieg erklärt hat“ („Judea declares war on Germany“), und noch mehr seit September 1939, haben die Kriegstrommeln den Slogan übernommen. Deshalb: Warum sollte man sich darüber wundern, daß die damaligen Millionen Juden, die seit Generationen daran gewöhnt waren, den Spruch zu hören „Sechs Millionen unserer Brüder sterben“, geglaubt haben, dies sei die Wahrheit? Tatsächlich handelte es sich um eine eiskalte Lüge. 1946, während des Nürnberger Prozesses, haben die Richter, ihren eigenen Anteil zu dieser Lüge beitragend, die Erfindung dieser Lüge Adolf Eichmann in Person zugeordnet (siehe in meiner Arbeit Die Siege des Revisionismus (Fortsetzung) vom 11. September 2011 die Passage „Der Schwindel der Sechs Millionen. Wilhelm Höttl und das Nürnberger Tribunal demaskiert“).

Ich habe Ernst Zündel gut gekannt. Am Vortage des Tages, an dem er sterben sollte, traf es sich, daß ich ihn am Telefon hatte. Während einer langen Unterhaltung, in der er mir einige Vertraulichkeiten mitgeteilt hat, die ich vielleicht eines Tages lüften werde, habe ich einen gebrochenen Mann entdeckt, verzweifelt durch die unerbittliche Entscheidung eines hohen jüdischen Beamten in Washington, ihm jeglichen Zugang zum US-amerikanischen Territorium zu verweigern, und so jegliche Möglichkeit der Rückkehr in das Heim seiner Ehefrau, sie selbst schwer gesundheitlich leidend. Ich habe zunächst die Nachricht seines Todes mit Erleichterung aufgenommen. Am übernächsten Tage habe ich an den verlorenen Freund gedacht und an seine Peiniger als auch an seine zwei Jahre der Einsperrung in abscheulichen Bedingungen in einem Kerker in Toronto, dann an seine Überstellung an die deutschen Behörden, an seine Verurteilung, in Mannheim, an einer zusätzlichen Strafe von fünf Jahren im Gefängnis. Ich habe an hunderte Details meiner Begegnungen mit einem Mann zurückgedacht, außergewöhnlich wegen seiner Güte, seine Menschlichkeit, seiner Intelligenz, seiner für seine Kampfesgenossen jederzeitigen Aufmerksamkeit, seinem gesunden Menschenverstand, seinem Ernst, seinem Ausgleich, seiner praktischen Ader.

Kürzlich, in einer Würdigung für einen Mann, der, ohne daß es jemand ahnte, auf der Schwelle des Todes war, bin ich dahin gekommen zu schreiben, daß ich entlang einer mühseligen Existenz doch in meinem Leben die Genugtuung gehabt hatte, zumindest ein Genie, Arthur Robert Butz, und zumindest einen Helden, Ernst Zündel, kennengelernt zu haben. Einen pazifistischen Helden, entschlossen allzeit den Bellizismus zu bekämpfen, den Krieg und seine Lügen.

Zur Stunde bitte ich darum, daß man mir erlaube, es dabei bewenden zu lassen, zumindest für den heutigen Tag. Ich muß dringend wieder meinen Platz auf der revisionistischen Galeere einnehmen, an der Seite anderer Galeerensklaven, die ebenso entschlossen sind im Sturm zu rudern, bis daß der Tod folgt. Ich muß mir ein Beispiel nehmen an diesen Helden, der, selbst gebrochen, beharrlich seine Briefe zeichnete mit „E. Zündel, unbowed“ (ungebeugt).
14. August 2017

PS: An jene, die Englisch lesen, empfehle ich die Lektüre des langen Artikels von Jonas E. Alexis, einem schwarzen Chronisten, auf der US-amerikanischen Seite Veterans Today, datiert vom 7. August. Auch die Kommentare sollten gelesen werden.

The slanted French newspaper "Le Monde" announces the death of Ernst Zündel


In its edition of Saturday, August 12, Le Monde published a long, two-column article by Thomas Wieder, a journalist whose devotion to the “Shoah” cult is well known. Entitled “Ernst Zündel, Holocaust denial publisher” and adorned with a photograph of the deceased, who died on August 5, its tone is set by the first two sentences:
The French Holocaust denier Robert Faurisson called him “dear friend”, considered him a “source of inspiration”, and said that he was “the man he admired most”. German publisher and pamphleteer Ernst Zündel, convicted several times for anti-Semitic propaganda and a Holocaust denier, died on Saturday, August 5 in Bade [sic] Wildbad in the Baden-Württemberg region, where he was born 78 years ago.
Two birds with one stone: Zündel and Faurisson were, as is seen, nothing but “deniers”. They denied. We shall understand by this that, apparently, they devoted their existence to denying the obvious. What, exactly, was obvious? Follow the gaze of Louis Dreyfus, Jérôme Fenoglio and Luc Bronner, who today preside over the destiny of Le Monde. Their newspaper does not know how to repair the “monumental blunder” it committed back in 1978. December 29, 1978 was, as they say, “The day Le Monde published Mr Faurisson’s feature [on ‘the problem of the gas chambers’]” (the subject of an article by their “grand reporter” Ariane Chemin on August 20, 2012, reproduced in the book Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, 496 p.; p. 469-470).
Throughout Wieder’s article Zündel is described, either directly or by way of insinuation, as a pamphleteer, a propagandist, an unconditional Nazi, a “murderer of [Jewish] remembrance”, a pervert, a provocateur, a coward. In 1958 he had emigrated to Canada “to avoid being called to serve in the armed forces” of the Federal Republic of Germany. In Toronto, at his two great trials in 1985 and 1988, he had not been loath “to appear in court in a bulletproof vest, wearing a helmet with ‘freedom of speech’ written on it”. At the 1985 trial the “Holocaust denier” Faurisson had figured among his “witnesses”.
In fact, if my friend Ernst had emigrated to Canada at the age of 20, it was not in the least out of cowardice but rather out of disgust with war and things military. At that age he still lent full credence to what was peddled about on the “Nazi horrors” and on the essentially militaristic and criminal past of his homeland. He had thus become a pacifist, and would remain so all his life. In Canada there was no conscription, hence his choice of that country. Afterwards, he read, read very much, and ended up believing he must acknowledge that revisionist authors were right. He then became indignant that, during the two world wars, the Allies’ propaganda had been able to invent such lies about the “Boches” or the “Nazis”. If he showed up at his first trial in a helmet (and let’s specify: a construction site helmet!) and asked his companions to do the same, it was because of the several assaults and attempts on his life perpetrated by his opponents either with open force or more sneakily. Most of the time, as in France, the police or the guards on duty refused to protect “Nazis” (sic). From this standpoint, Ernst Zündel’s existence was an ordeal.
An arson attack devastated his house and a large part of the rich documentation needed for his defence. An explosive device was once sent to him through the mail: he had the good idea of handing it over to the police, who carried out a controlled detonation. Was I his “witness”? No: in the courts, I was the expert admitted to assist his barrister, the admirable Douglas Christie. In English-speaking countries, in order to be designated as a court expert one must obligatorily undergo an arduous test before the judge, the jury, the prosecutor and the opposing counsel, who may intervene at any time: one must be able to show not only that one knows about a given subject (here, the history of the European Jews, particularly in the period from 1939 to 1945), but also that one can express oneself in a language plain enough for the simplest juror. Those two trials (that of 1985 lasted seven weeks, the one in 1988 a bit longer than four months) were a triumph for the revisionist cause and a disaster for the cause of Zündel’s opponents. Their official transcripts attest to this fact. In 1985, for example, Professor Raul Hilberg, the prime historian supporting the thesis of the “destruction of the European Jews”, suffered such a humiliation that he refused to appear at the 1988 trial, which proved even worse for the thesis defended by the Jewish organisations’ leaders (see my foreword to Barbara Kulaszka’s Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian “False News” Trial of Ernst Zündel – 1988, July 24, 1992).
Just like me, Zündel had respect for the true sufferings of the Jewish people. A man with a remarkably open mind and great insight, he had the ability to judge a person independently of the group to which he or she might belong. His enemies, prodigiously richer and more powerful than himself, were those Jewish or Zionist organisations that claimed to defend the Jews’ interests by waging a merciless war against revisionists. On the one hand, he was not lacking in Jewish friends and, on the other, he did not lose sight of the fact that some of his opponents could well be of good faith. Taking, for example, their belief in the figure of Six Million Jewish victims of Hitler, he noted that, from the second half of the nineteenth century (yes, from the 1860’s!), American newspapers, the New York Times at their head, had published numerous press releases from Jewish organisations reporting “At this moment, a dreadful massacre or pogrom of Jews is taking place in Europe [in Russia, Poland, Hungary, etc.]. Six million of our brothers and sisters are dying; your financial contribution is awaited”. When, in 1933, Hitler entered the scene and when “Jewry declared war on him” (Judea declares war on Germany”) still more, of course, from September 1939 onwards –, the war drums beat the same slogan. In this regard, who can be surprised if millions of Jews of the time, accustomed for several generations to hearing it repeated that “Six million of our brothers and sisters are dying”, were able to believe that that was the truth? But it was a brazen lie. In 1946, at the Nuremberg trial, the judges, making their own contribution to this lie, attributed its invention to Adolf Eichmann himself (see, in my piece The Victories of Revisionism (continued) dated September 11, 2011, the section “The imposture of the Six Million. Wilhelm Höttl and the Nuremberg tribunal unmasked”).
I knew Ernst Zündel well. It so happens that on the eve of his death I telephoned him. In a long conversation, in which he shared some confidences that I shall perhaps reveal one day, I found a broken man, in despair on learning of the inexorable decision by a senior Jewish official in Washington to forbid him any access to US territory, thus any possibility of returning to the home of his wife, herself seriously ill. I first received the news of his death with a sense of relief. Two days later I thought of the friend I had lost and of his torturers, of the two years of solitary confinement in a Toronto prison in abominable conditions, then of his handing over to the German authorities, his conviction, in Mannheim, to a further five years’ imprisonment. I recalled a hundred details of the times spent with a man who was exceptional in his kindness, his humanity, his intelligence, his thoughtfulness at every instant for our companions in struggle, his good sense, his steadfastness, his moderation, his practicality.
Recently, in a homage to the man who, unbeknownst to all, was at death’s door, I wrote that throughout my trying existence I had, despite all, the satisfaction of having met at least one genius, Arthur Robert Butz, and at least one hero, Ernst Zündel, a peaceful hero, forever determined to fight against warmongering, war and its lies.
For the moment, I request to be allowed to leave things at that, at least for today. I must urgently retake my place aboard the revisionist galley, alongside other galley slaves equally resolved to row through the storm until death arrives. I must take as my example that hero who, even when broken, persisted in signing his letters “E. Zündel, unbowed”.
August 14, 2017
 Note: I recommend a long obituary of Ernst Zündel written by the black American columnist Jonas E. Alexis for the site Veterans Today (August 7). The comments also deserve a read.
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